FINANCEMENT DES CAMPAGNES ELECTORALES, D’OU PROVIENNENT LES FONDS DES CANDIDATS ?

bg-image Publié le 23 Octobre 2018 dans Evènements, Communiqués officiels

Cinq jours se sont officiellement écoulés depuis le début de la campagne électorale, même si la précampagne a débuté dès le mois de janvier pour certains candidats. Les pratiques électorales semblent être identiques à celles relevées lors des précédents scrutins.  Hélicoptères, T-shirt, casquettes, lambahoany, écrans géants, et artistes restent en permanence au centre de toute discussion. Les flux monétaires générés par la précampagne et la campagne de chaque candidat sont énormes, mais aussi inégalitaires. TI-IM, en tant qu’organisation de la société civile qui s’engage à promouvoir les principes de transparence, de redevabilité et d'intégrité auprès de l'ensemble des acteurs de la société malgache se fait humblement le porte-parole de millions d’électeurs et lance une campagne dénommée « Initiative pour la transparence financière des candidats aux présidentielles 2018 ». .

A titre préalable, TI-IM a demandé aux 36 candidats de remplir un formulaire qui détaille les sources de financement de leur précampagne et campagne électorales. Cette démarche est faite dans le but d’informer les citoyens Malagasy qui ont le droit et méritent de connaître le montant du budget général alloué par chaque candidat à cette présidentielle de 2018.  Ils ont également soif de connaître l’origine de chaque financement : apport personnel, emprunt bancaire, héritage, épargne ou autres.  Une fois les informations récoltées, elles seront rendues publiques par l’association par l’intermédiaire de divers canaux médiatiques, notamment son site internet.  

 Devant la déception générée par la faiblesse des lois électorales quant à la règlementation et à la transparence des fonds de campagne, TI-IM souhaite sensibiliser chaque citoyen à observer de près le comportement et les pratiques de chaque candidat ; à baser son choix sur des éléments plus rationnels que les distributions de cadeaux et d’argent, et enfin à voter responsable le jour du scrutin. La transparence est le premier pilier de la bonne gouvernance et TI-IM ose espérer, avec la population, que les candidats oseront répondre aux quelques simples questions qui leur sont posées.

Antananarivo, le 12 Octobre 2018