À Madagascar, l’homme est vu comme l’image d’autorité par excellence. La coutume le veut supérieur. Les femmes se trouvent être marginalisées dans la dynamique du genre.
Les barrières sociales peuvent être liées à la corruption, réduisant l’accès des femmes et des filles aux services d’Éducation et de Santé. Les individus vivant avec un handicap sont eux aussi marginalisés du fait de leur incapacité.
Ces groupes sont plus vulnérables à la corruption qui accentue leur marginalité, et ce malgré la faiblesse de leurs moyens.
Réalisation 1 : Enquête d’évaluation des risques de corruption dans le domaine de la santé – EN COURS
Une enquête est menée dans les 06 chefs-lieux de province de Madagascar. Elle permet d’évaluer les risques de corruption dans le secteur de la santé, leurs impacts sur les ménages et le niveau de contrôle existant. Cette enquêtes cible à la fois les usagers des formations sanitaires publiques et leur personnel (médical et non médical).
Réalisation 2 : Atelier de présentation des résultats des enquêtes et de concertation avec les responsables du Ministère de la Santé Publique
L’objectif étant d’interpeller les décideurs sur la banalisation de la corruption et ses impacts sur l’accès aux soins dans les CSB. L’intérêt consiste à faire un plaidoyer pour un suivi efficace et équitable de la gestion de ressources de ces établissements.
Réalisation 3 : Renforcement des capacités institutionnelles des responsables gouvernementaux sur la lutte contre la corruption et la mise en œuvre et respect des lois, afin de protéger les droits des femmes, des filles et des autres groupes exposés à la discrimination.
Des séries de formation pour les fonctionnaires, les autorités publiques et les décideurs dans le Secteur de la Santé seront réalisées pourquoi ces derniers puissent les appliquées dans leur travail au quotidien. C’est une conscientisation sur la redevabilité des autorités publiques dans leur fonction.
Réalisation 4 : Mise en œuvre de sensibilisations massives dans les 6 provinces
Elles auront pour objectif d’instruire les femmes, les filles et les autres groupes exposés à la discrimination sur leur droit, sur la manière de les faire valoir dans l’accès aux services de Santé. C’est une manière de renforcer l’engagement de ces groupes cibles pour oser demander des comptes aux responsables des formations sanitaires publiques.