L'Indice de Perception de la Corruption (IPC)

Transparency International publie chaque année l'Indice de Perception de la Corruption (IPC) qui est un classement de pays basé sur la perception du niveau de corruption affectant leur administration publique.

Comment l'Indice de Perception de la Corruption est-il calculé?

L’Indice de Perception de la Corruption rassemble des données provenant d’un certain nombre de sources indépendantes qui donnent des indications sur la perception qu’ont les milieux d’affaires ainsi que les experts nationaux et interrnationaux du niveau de corruption dans le secteur public.

Chaque source de données doit remplir les critères suivants afin d’être considérée comme une source valable pour construire l’indice de perception de la corruption :

  • Mesurer la perception de la corruption du secteur public ;
  • Se baser sur une méthodologie fiable et valide, qui classe et note plusieurs pays selon la même échelle ;
  • Provenir d’une institution crédible et être répétée régulièrement ;
  • Permettre une variation suffisante entre les notes pour pouvoir différencier les pays.

L’IPC 2015 a été calculé en utilisant 12 sources de données différentes provenant de 11 institutions qui enregistrent les perceptions de la corruption annuellement. Pour qu’un pays ou un territoire figure dans l’IPC, trois sources au minimum doivent être disponibles.

Quel est le résultat pour Madagascar?

En 2015, Madagascar est classé à la 123ème place sur 168 pays répertoriés avec un score de 28 points sur 100.

Madagascar se situe à la même place que la Gambie, le Guatemala, le Kazakhstan, le Kirghistan et le Timor.

Cela fait trois années de suite (2013, 2014 et 2015) que Madagascar obtient le même score, 28 points. Ce score était plus élevé en 2012 avec 32 points sur 100.

Lors de la présentation des résultats de l'Indice de Perception de la Corruption le 27 janvier 2016 par l'équipe de TI-IM, ce score pour Madagascar a été interprété comme médiocre. De nombreux efforts sont à fournir pour améliorer la transparence dans les institutions publiques, assurer une indépendance aux structures de lutte contre la corruption (BIANCO) et garantir une indépendance de la justice afin de mieux combattre l'impunité.

  • Le classement des pays de 2012 à 2015 (en anglais) : Consultez ici
  • La carte mondiale de l'Indice de Perception de la Corruption (IPC) 2015 (en anglais) : Consultez ici
  • L'interprétation du score 2015 pour l'Afrique sub-saharienne de la Directrice régionale pour l'Afrique sub-saharienne de Transparency International "Réussir l'Afrique que nous voulons commence par l'Etat de droit" (en français) : Consultez ici

Si vous avez des questions sur l'Indice de Perception de la Corruption (IPC) n'hésitez pas à nous contacter par email à l'adresse : contact@transparency.mg

Pour aller plus loin:

Les études internationales de Transparency International qui viennent compléter l’IPC sont notamment :

  • Le Baromètre mondial de la corruption (BMC) de Transparency International (en anglais) : Cliquez ici
  • Le Rapport mondial sur la corruption (RMC) de Transparency International (en anglais) : Cliquez ici
  • Évaluations du Système national d’intégrité (SNI) de Transparency International (en anglais) : Cliquez ici
  • Transparence dans les rapports d’entreprise de Transparency International 2014 (en anglais) : Cliquez ici

Transparency International est un mouvement mondial animé par une vision : un monde dans lequel les États, les entreprises, la société civile et les individus dans leur quotidien seraient épargnés par la corruption sous toutes ses formes. 

Avec plus de 110 sections dans le monde et un secrétariat international à Berlin, nous conduisons le combat contre la corruption pour faire de cette vision une réalité.

Créée en 1993 par un ancien directeur de la Banque Mondiale, l’allemand Peter Eigen, Transparency International est présidé depuis 2014 par le péruvien José Ugaz. 

Le mode de fonctionnement de l'organisation est très décentralisé. Si le secrétariat international joue un rôle d'impulsion, de coordination et d'élaboration d'outils communs, les sections nationales disposent d'une large autonomie d'action. Chaque section détermine elle-même son plan d'action, ses objectifs et l'allocation de ses moyens, s'autofinançant à l'intérieur d'une stratégie d'ensemble discutée chaque année en assemblée générale.


La Stratégie 2020 de Transparency International "Ensemble contre la corruption": en français: Cliquez ici

Transparency International 2020 Strategy "Together against corruption": in English: Click here

Le site de Transparency International (en anglais): www.transparency.org

 

Transparency International - Initiative Madagascar (TI-IM) est une association de droit malgache créée en 2000 par un groupe de citoyens malgaches engagés dans la lutte contre la corruption. C'est la section officielle de l'ONG Transparency International à Madagascar. 

L'objectif de TI-IM est de contribuer à la lutte contre la corruption à Madagascar par la promotion des principes de transparence, de redevabilité et d'intégrité auprès de l'ensemble des acteurs de la société malgache.

Pour atteindre cet objectif, TI-IM a développé une nouvelle stratégie en 2016 "Ensemble contre la corruption" allant jusqu'en 2020. Cette stratégie est déclinée en un plan d'actions annuel.

Comment fonctionne TI-IM ?

  • TI-IM fonctionne comme toute association, avec une Assemblée Générale, un Conseil d’Administration et un Bureau exécutif qui compte en janvier 2017 onze (11) salariés et trois (3) stagiaires. Le Directeur exécutif de TI-IM depuis le 2 janvier 2017 est M. Claude FANOHIZA ; organigramme de TI-IM 
  • Comme les autres sections de TI, TI-IM est indépendante dans le choix de ses actions. Elle est totalement indépendante financièrement ;
  • TI-IM finance sa structure principalement au travers de la réalisation de projets soutenus par des bailleurs de fonds et de dons.

Les statuts, règlement intérieur, code d'éthique et politique de conflit d'intérêt de l'association sont librement consultables. Il en est de même pour les rapports d'activité 2013, 2014 2015 et 2016 ainsi que les rapports d'audit financier de TI-IM pour les années 2013, 20142015 et 2016.

En 2016, TI-IM a obtenu des financements de la GIZ Madagascar (programmes PAGE et ProDéCID), de l'Ambassade du Royaume-Uni à Madagascar, de l'Ambassade de France à Madagascar, du Fonds Canadien d'Initiatives Locales et fait partie du projet pan-africain "Land and Corruption in Africa" du Secretariat de Transparency International. TI-IM a un budget annuel total dépassant les 500 000 000 ariary (soit environ 150 000€) pour 2016.

 

A la suite de l’élection présidentielle de février 1997, quatre citoyens malgaches, deux femmes et deux hommes, témoins de faits de corruption dans leurs activités professionnelles respectives, ont décidé de rassembler leurs efforts pour organiser des sensibilisations à l’intention de la population dans le but de lutter contre ce fléau grandissant.Lors du 8ème Sommet de l’IACC (International Anti-Corruption Conference), qui a eu lieu du 7 au 11 septembre 1997 à Lima au Pérou, l’une de ces personnes a rencontré des responsables du mouvement Transparency International, dont le siège se situe à Berlin en Allemagne.

L’association, d'abord créée de facon informelle, est officiellement enregistrée en 2000 et nommée « Transparency International-Initiative Madagascar (TI-IM)». En 2002, l’association est accréditée par Transparency International comme section nationale à Madagascar.

La création de l’Association ainsi que ses premières activités furent soutenues par l’agence de coopération américaine USAID ainsi que par la Fondation Friedrich Ebert (FES-Friedrich Ebert Stiftung). L’un des premiers projets qui donna une renommée à la section malgache de Transparency International fut une enquête sur la perception de la corruption au sein de la population des nouveaux magistrats en poste dans les six régions de la Grande Île. Les magistrats perçus comme étant les plus intègres ont ensuite été invités à venir sensibiliser les élèves de l’Ecole Nationale de Magistrature et des Greffes (ENMG) pour partager leur expérience et les défis qu’ils rencontraient lors de leur première année d’affectation face à la corruption. L’année suivante une nouvelle enquête était menée auprès des citoyens pour savoir comment les jeunes magistrats et greffiers se comportaient. Un tableau d’intégrité était alors dressé chaque année et les plus intègres sensibilisaient la promotion suivante.

De 2000 à 2009, TI-IM diversifia ses partenaires et mena d’autres enquêtes auprès du secteur privé et dans le secteur public, notamment sur la perception de la corruption par les ménages. Plusieurs projets d’envergure ont été menés durant cette période, notamment un projet de trois ans (2007-2010) sur la corruption dans le secteur de l’éduction primaire.

Lors de la crise politique de 2009 à 2013, Transparency International-Initiative Madagascar a continué à exister ; le Centre d’Assistance Juridique et d’Action Citoyenne – CAJAC- a notamment été mis en place en 2010 jusqu’en 2014.

En 2015, une nouvelle équipe exécutive a été recrutée et l’association mène aujourd’hui des projets de lutte contre la corruption au niveau du foncier, des ressources naturelles, du secteur privé et de la transparence des informations publiques. L’association a vocation à agir dans tout le pays mais concentre ses efforts actuellement sur les régions Analamanga, Diana, Atsimo Andrefana et Boeny.

 

Les membres lors de l'Assemblée Générale du 28 septembre 2016 ont élu au Conseil d'Administration de TI-IM les membres suivants:

Président :  Me Alex RAFAMANTANANTSOA, 2ème mandat (registre d'intérét)

Trésorier :   M. Solofo RAKOTOSEHENO, 2ème mandat (registre d'intérét)

Conseillers: M. Herizo RABARY, 1er mandat (registre d'intérêt)

                    M. Sata Johary RAMAMONJISOA, 1er mandat (registre d'intérêt)

Membre fondateur (Déontologue): Mme Yveline RAKOTONDRAMBOA (registre d'intérêt)

Déontologue de Transparency International-Initiative Mdagascar (depuis le 28 septembre 2016):

Mme Yveline RAKOTONDRAMBOA (registre d'intérêt).

 

Le rôle du déontologue est de s'assurer du respect des textes fondamentaux de l'association, en particulier du Code d'éthique et de la Politique de conflit d'intérêt.

Le/la déontologue est élu/e par les membres et ne peut pas faire partie du Conseil d'Administration. Il/Elle rend compte au Conseil d'Administration au moins une fois par an. Les membres et le personnel de l'Association peuvent faire appel à Lui/elle pour toute question concernant l'éthique et les conflits d'intêrets avérés, soupçonnés ou potentiels.

Le/La déontologue est tenu/e à la discrétion de tout cas étant porté à sa connaissance et peut demander le conseil d'autres membres de l'association.

Institutions de controle de l'Etat

          Le Bureau Indépendant Anti-Corruption ou BIANCO est une entité qui a pour mission la lutte contre la corruption à Madagascar

           Un service de renseignements financiers malagasy opérationnel depuis 2008

           Le Comité pour la sauvegarde de l'Intégrité promeut la bonne gouvernance et l'intégrité dans le pays

 

Organisations de la Société Civile de lutte contre la corruption

          Une plateforme encourageant la dénonciation des cas de corruption plus rapidement et sans devoir se déplacer

           Un portail participatif à divers thématiques, dont la lutte contre la corruption

                    

Organisme de la corruption

           Principale organisation Internationale de la société civile qui se consacre à la lutte contre la corruption

            Office des Nations Unies qui traite toute forme de corruption

            Centre de ressources pour faire face aux défis de la corruption